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Annonce et article de l'ICCSMGlobe and Mail, 14 novembre, 2005
Téléchargement du PDF Les soins de santé mentale axés sur la collaboration à Hamilton (Ontario)
Le docteur Nick Kates appuie la collaboration entre les professionnels de la santé depuis longtemps, particulièrement en ce qui concerne les soins de santé mentale.
Un psychiatre de Hamilton, le docteur Kates préside l’Initiative canadienne de collaboration en santé mentale (ICCSM), un projet du Fonds pour l’adaptation des soins de santé primaires de Santé Canada qui s’affaire à améliorer l’accès à la prévention, à la promotion, au dépistage précoce et au rétablissement dans le domaine de la santé mentale par l’entremise des prestataires de soins de santé primaires. Ce projet est le fruit des efforts d’un groupe de 12 organismes nationaux représentant les services communautaires, les usagers, les familles, les aidants naturels, les groupes d’entraide, les diététistes, les médecins, les infirmières, les ergothérapeutes, les pharmaciens, les psychologues, les psychiatres et les travailleurs sociaux.
L’ICCSM a pour but d’améliorer l’accès aux services de santé mentale dans le contexte des soins de santé primaires en favorisant la création d’équipes interdisciplinaires ainsi que la collaboration entre les prestataires de soins de santé, les usagers, les familles et les aidants naturels. Ce but reflète celui du docteur Kates. Ce dernier prône une collaboration plus étroite depuis plus de 20 ans et a travaillé assidûment pour concrétiser ses convictions dans divers domaines.
Le docteur Kates fait fonction de directeur du Hamilton Health Service Organization (HSO) Mental Health and Nutrition Program depuis 11 ans. Ce programme a réussi à intégrer les services de santé mentale et les services de nutrition dans les cabinets de plus de 80 médecins de famille à Hamilton et constitue l’une des nombreuses initiatives qui figureront dans un document que l’ICCSM publiera cet automne et qui portera sur l’examen des initiatives canadiennes de collaboration en santé mentale.
À titre de membre d’une équipe de soins de santé primaires, chaque cabinet est doté d’un conseiller permanent et d’un psychiatre-conseil qui effectue des visites toutes les semaines ou toutes les quatre semaines au maximum. Le conseiller fournit des services d’évaluation, de traitement et de gestion, fait des recommandations de suivi et facilite la mise sur pied de groupes pour discuter de sujets comprenant la gestion du stress, la dépression et le rôle parental. Le psychiatre voit de nouveaux clients et assure un suivi des cas actuels (souvent en présence du conseiller). Il rencontre le médecin de famille avant et après la consultation afin d’examiner le plan de gestion proposé. Il est également possible de communiquer avec le psychiatre par téléphone entre les visites afin d’obtenir des conseils et du soutien.
«Ce programme facilite l’accès aux services de santé mentale pour une population qui ne peut ou ne veut peut-être pas utiliser les services de santé mentale communautaires traditionnels», explique le docteur Kates. Il réduit les préjugés qui continuent d’entourer le recours aux services de santé mentale, de même que les périodes d’attente qui, selon le docteur Kates, peuvent être de six à neuf mois dans bon nombre des communautés canadiennes. C’est une idée qui connaît du succès. La recherche démontre que les médecins de famille oeuvrant dans ce milieu achemineront 11 fois plus de clients aux fins d’une évaluation générale de la santé mentale. Le degré de satisfaction est élevé tant chez les professionnels de la santé qui participent au programme que chez les personnes recevant des soins de santé mentale. Les résultats aussi se sont améliorés. Selon le docteur Kates, une amélioration importante a été observée par rapport à un certain nombre d’échelles standard chez plus de 70 p. 100 des personnes cherchant à obtenir des soins.
Le docteur Kates attribue le succès du programme à l’importance qu’il attache à la collaboration.
«Si l’on examine ce que nous tentons de faire dans le cadre de notre programme – veiller au bien-être des populations que nous desservons et des personnes qui viennent nous consulter – il devient évident qu’un seul prestataire ne peut en venir à bout tout seul, affirme le docteur Kates. Il faut une équipe. La collaboration est déjà en voie de devenir la façon de faire les choses aujourd’hui.» |