DOCUMENT #4 : Meilleures pratiques pour des soins de santé mentale axés sur la collaboration :
Une analyse des données existantes
Dans ce document, les auteurs cernent les meilleures pratiques que doivent utiliser les responsables des politiques, les prestataires de soins et d’autres intervenants clés afin d’élaborer des activités de collaboration dans le contexte des soins de santé primaires et d’améliorer celles qui existent déjà. Une étude exhaustive de la documentation canadienne et internationale effectuée à l’aide des bases de données Medline et PsycInfo a permis de relever plus de 800 rapports pertinents, dont 32 répondaient aux critères d’inclusion. La plupart des études examinées étaient multidisciplinaires, comportaient de multiples facettes et constituaient des essais contrôlés randomisés. Une évaluation systématique et une analyse descriptive y sont présentées, de même que plusieurs conclusions clés et meilleures pratiques.
Messages clés
- Une collaboration efficace entre les prestataires de soins de santé primaires et les prestataires de soins de santé mentale requière de la préparation, du temps et des structures de soutien. Il faut également miser sur les relations cliniques existantes.
- Le regroupement des services axés sur la collaboration sous un même toit est important à la fois pour les prestataires et les usagers.
- Le jumelage de la collaboration à des directives en matière de traitement ou à des protocoles de traitement semble être plus avantageux que chaque intervention prise individuellement pour les personnes atteintes d’une dépression grave (par opposition a une légère dépression).
- L’inclusion d’un suivi systématique en tant qu’élément du protocole d’étude constituait l’un des plus puissants prédicteurs de résultats cliniques positifs pour la dépression dans les études liées aux soins axés sur la collaboration.
- Le besoin de rehausser l’observation médicamenteuse au moyen de la collaboration constituait une composante commune et importante de nombreuses études réussies.
- Toutefois, on ne pouvait établir un rapport clair entre l’observation médicamenteuse et les résultats cliniques.
- Rien ne démontre que la collaboration à elle seule peut favoriser le transfert de compétences ou modifier de façon durable les connaissances ou les comportements des médecins des soins de santé primaires en ce qui concerne le traitement de la dépression. La restructuration des services spécialement conçue pour appuyer l’apport de changements aux tendances de pratique des prestataires de soins de santé primaires est aussi essentielle.
- Une éducation améliorée des usagers en matière de problèmes de santé mentale et de traitement de ces problèmes constituait une composante de bon nombre des études réussies. Aussi, l’éducation était plus susceptible d’être assurée par une personne autre que le médecin des soins de santé primaires.
Sans un financement continu, il peut être difficile de soutenir à long terme les interventions en matière de collaboration qui font partie d’un protocole de recherche.
Dans le contexte des soins axés sur la collaboration, le choix de modalités de traitement de l’usager peut être un facteur important dans son engagement à l’égard du traitement (par exemple la possibilité de choisir la psychothérapie plutôt que la médication).
Résumé (PDF - 1 page)
Abstrait (PDF- 1 page)
Texte intégral (PDF 90pgs, 1.6MB)
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